13 février, une belle date

L’ambiance était chaude jeudi dernier. Déjà, l’accueil au QG était franchement sympathique. On se sent direct à la maison, les patrons aiment la musique, ils aiment le rock et ça se sent.

Début des balances vers 18h30, avec comme d’hab’ les petits coup de stress : une pièce du Charley qui s’est fait la malle, les câbles XLR trop courts, la table qui refuse d’envoyer du son dans les retours, et quelques regards interrogateurs du patron, Chris, qui finit par nous demander où sont nos amplis… C’est pas habituel de voir un groupe de rock sans leurs « lampes », mais depuis le Cavern, on s’est vite habitués à jouer en direct sur la table.

TeddyBeer avec Christophe Géronimo

Vers 20h, on part à la Trattoria da Gigi, magnifique petit restaurant convivial juste à côté du QG. Accueil royal, pizzas excellentes, bon vin… Cette adresse, on se la note dans un coin de la tête !

À 21h, RollerCoaster ouvrent leur set. C’est une nouvelle configuration qui joue sur scène, et ça décoiffe ! Benjamin a toujours son beau grain de voix, Stéphane son style de basse médiator-digital extraordinaire, Matthieu envoie du lourd à la batterie et Thomas balance des solos sur sa PRS. Les refrains se font à trois voix, c’est mélodique et c’est puissant. Le capteur sonore titille les 110 dB !

RollerCoaster dans une nouvelle configuration toujours aussi efficace

À 22h15, c’est TeddyBeer qui ouvre sur un Back in Black qu’on vous avait déjà proposé en enregistrement live d’une répétition. Puis on continue sur du pur rock avec les Clash, Noir Désir et Lenny Kravitz.

TeddyBeer assume ensuite toujours fièrement son ouverture blues, en claquant une reprise rock de Cocaine. Ça décoiffe :

Cocaine, by TeddyBeer

La soirée continue, et Guillaume, qui sort de grippe, demande une pause : ses courbatures se transforment en crampe. Heureusement, une jeune et jolie kiné – que Guillaume avait probablement repérée – se dévoue pour détendre notre batteur préféré.

Comment meubler ? Après Diane à la fête de la musique 2019 qui nous avait interprété une version magique de l’homme pressé, c’est Matthieu de RollerCoaster qui viendra jouer avec nous Sweet Child O’Mine des Guns. Un belle paire de cojones de remplacer au pied levé l’un des meilleurs batteurs de Paname ! Et il le fera très bien.

Puis c’est Gérald, recommandé par Chris, qui nous rejoint sur scène. S’organise alors un chicago blues fortement inspiré de Sweet Home Chicago. Gérald revient des States et ça se sent : son texas shuffle est parfait, bien au fond du temps, et Alain s’en donne à cœur joie. Les solos blues, c’est sa langue maternelle !

Guillaume nous rejoint, frais comme un gardon. TeddyBeer joue alors la fin de son set, et comme le veut la tradition, ça tabasse : Nirvana, Rage Against the Machine, The Vines…

TeddyBeer envoie du lourd !

Il plus de minuit quand on s’arrête de jouer. Chris vient nous voir : le QG nous veut pour deux autres dates ! Si vous avez raté cette soirée RollerCoaster+TeddyBeer, vous aurez donc l’occasion de vous rattraper. Une date est déjà fixée : le 21 juin, fête de la musique.

Yeah baby, yeah!

TeddyBeer en concert le 13 février : toutes les infos pratiques

Qui ?

TeddyBeer + RollerCoaster en concert le 13 février

TeddyBeer évidemment, mais aussi leurs copains de RollerCoaster avec qui ils se sont déjà produits au Café Pierre en 2019.

Quoi ?

Un concert de Rock, un vrai, avec de la bonne musique, de la saturation, et une envie irrésistible de bouger !

RollerCoaster jouera un set de compos, entrecoupé de quelques adaptations rock de grands classiques.

TeddyBeer balancera ensuite un de leurs fameux sets 100% Rock, 100% Cover, 100% Badass. Pour les fans de la première heure, vous aurez le droit à un parfait équilibre entre les classiques du groupe, et de nouvelles reprises. On me parle même d’une ouverture blues-funk-rock qui viendra pimenter une partie de la soirée.

Et comme tout concert de Rock, on compte sur vous pour l’ambiance : les vestes en cuir, les pogos, les jeans serrés, des bières qui volent… laissez libre court à votre imagination.

Où ?

Au QG Oberkampf. C’est un peu ze place to be de la scène underground du Rock Parisien. Et ça le sera d’autant plus ce 13 février.

Endroit cool. Bonne musique et des découvertes en live. L’un des derniers bastion du rock à Paris
?

Frederic Le Bellour

Techniquement le bar est situé 101 rue Oberkampf, 75011 Paris, donc accessible par à peu près tous les moyens de transports terrestres. En particulier, c’est à deux pattes du métro Parmentier.

Quand ?

Le 13 février, donc demain si vous lisez l’article aujourd’hui…

Et à partir de 20h.

Comment ?

Dans des conditions idéales et adaptables : debout devant la scène, posé au bar face à la tireuse, assis avec des potes autour d’un table, dehors en train de dire à vos potes que vous allez bientôt arrêter de fumer… on vous laisse choisir.

Combien ?

Et oui, c’est dingue ça :
0,00€ tout rond !

Évidemment la bière ne sera pas gratuite, mais la musique et les beaux musiciens, si !

Pourquoi ?

Nan, mais quelle question… Le concert aurait été le 14 février, il y avait probablement mieux à faire, ne serait-ce que pour éviter un incident diplomatique, mais là, c’est juste l’événement à ne pas rater ce 13 février.

Et si la question était « Pourquoi ce formalisme ? », j’ai simplement voulu démontrer une brillante mise en pratique du QQOQCCP, que je préfère soit dit en passant sous le joli nom de CQQCOQP, outil certes vieux comme le monde mais qui me semblait idoine. Mais bon, vous vous en cognez probablement, et tout ça n’est pas très rock.

Alors… en attendant de vous y voir !
Keep rocking in a free world.

Prêts pour le 13 février !?

7 février 2020

Il est 23h55, Jérémy¹, du studio Sole Giallo¹, passe la tête par la porte du studio Q¹. Il indique, d’une main tendue, les doigts écartés, qu’il reste 5 minutes avant de devoir rendre la salle. Une fois n’est pas coutume : il s’arrête ! Ses yeux s’écarquillent, un sourire se dessine même sur ses lèvres, et il reste là, rêveur, absorbé par ce qu’il entend : Guillaume² tient le tempo à la perfection, Nicolas² enveloppe la salle d’un son chaleureux, djib² lance un scream parfait, avant qu’Alain² ne reprenne le thème de Monkey Wrench. Break de batterie, crash!, le mur de son s’arrête net ! Jérémy lance, médusé : « Pétale les mecs, vous assurez grave, on aurait dit les Foo Fighters. On a pas mal de bons groupes ici, mais un moment comme ça, c’est juste magique ! »

00h12, le terminal de la CB bipe : deuxième ticket. Thibault¹ rend sa carte à Alain, un petit pincement dans le cœur. « J’suis dèg, j’ai failli y aller à la place de Jérem. Ça’l’fait trop pas, j’me sens comme si j’ai grave raté un truc quoi. ». Alors TeddyBeer lui répond que le 13 février, ils seront sur scène à Paris. Sous son bonnet, les cheveux de Thibault se dressent³. Il sort son agenda et là, son visage s’illumine. « Je bosse pas les mecs ! J’en serai c’est clair ! ».

Rendez-vous le 13 février au GC Oberkampf !

00h43, Guillaume signe un dernier autographe, Nicolas repousse poliment une groupie un peu trop collante⁴, Alain remercie ses roadies et djib jette sa bière avant de partir en courant dans l’espoir de chopper son Noctilien. C’est l’hiver mais la lune, presque pleine, renvoie comme un rayon de chaleur sur la nuit Parisienne. Ils sont prêts pour leur prochain concert, et clairement, moi, j’y serai !

Simon Julnaz
Journaliste rock

Note :
1) pour des raisons de confidentialité, les noms ont été changés.
2) ça c’est les vrais noms.
3) enfin… ce qu’il en reste.
4) et surtout très moche !

TeddyBeer 2020 : 2-4-6

« Ben, où qu’ils sont les Teddy ? On en entend plus parler… »

Bob M., 32 ans, mercredi 17 décembre en attendant le RER B à Gare du Nord, qui n’est jamais venu…

Et oui, c’est vrai. TeddyBeer est resté bien discret depuis leur concert du 21 juin au Café BièrePierre. Il faut dire qu’il y a d’abord eu les vacances d’été, puis, un sorte de malédiction de maladies et autres crasses personnelles qui se sont enchaînées, entrainant un bon nombre de répétitions à effectif réduit, voire d’annulations.

Il y a bien eu l’arrivée de la v2 des T-Shirt officiels (ouais !), le changement de studio suite à la fermeture de l’Anacrouse (snif !), l’intégration d’un nouveau set de reprises, et une répète-concert très privée qui s’est transformée en représentation instrumentale tellement djib était à l’agonie avec une voix digne de Jeanne Moreau.

Mais bon, 2019 se finit et il est temps d’ouvrir les yeux sur 2020. Et que l’année s’annonce bonne !!!

Février, le 13 exactement, TeddyBeer sera de retour sur scène au QG Oberkampf, avec leurs copains de Rollercoaster. Vous en aviez redemandé, on vous en ressert !

Avril, TeddyBeer fera une représentation lors d’un… mariage ! Et oui, y’a des gens qui vivent et transpirent le rock, alors ils veulent un bon gros son, plutôt que Patrick Sébastien, pour animer leur soirée.

Juin, les rumeurs annoncent que TeddyBeer s’exporterait au delà de Paris et banlieue pour le début d’une tournée presque mondiale.

Vous en voulez plus ? Gourmand·e, coquin·e ! Si vous êtes sages, TeddyBeer et le père Noël s’associeront pour une autre surprise à la rentrée.

D’ici là, pensez aux petits Likes sur Facebook ou Youtube, qui nous apportent autant de chaleur qu’un bûche pour réchauffer nos petits cœurs d’artistes.

Sur ce, bonnes fêtes.

La fin d’une ère !

Merci Arnaud !

TeddyBeer

En 2013, djib pénètre pour la première fois la porte du studio Anacrouse. Il est jeune, il est beau et surtout, nouvellement arrivé dans le 94, il cherche un groupe. Il y rencontre Julien et Maÿ, qui l’accueillent dans leur projet : STØ.

Le projet démarre sur les chapeaux de roues puisqu’ils gagnent dans la foulée le 1er prix à une scène ouverte à Fresnes, sur le thème de Tryo. Ils y interprètent une version Funk-Ska-Rock de La Main Verte dont Manu soulignera la performance. Pour l’histoire, Manu a été un élève d’Arnaud, le gérant du studio. Le groupe évolue, change plusieurs fois de formation, et se produit dans plusieurs salles, dont le Théâtre André Malraux de Chevilly, une salle gigantesque !

Mais à l’Anacrouse djib découvre surtout un studio à taille humaine, chaleureux, où la musique n’est pas un business mais plus une histoire de rencontres, une aventure sociale, une grande famille. Un studio où on ne se sent pas client d’une grosse machine lisse et froide.

La répète de minuit se prolonge souvent en discussions autour d’une bière, alimentée par des partages nourris d’impros, de vidéos et d’astuces musicales. Pro, semi pro ou amateur, tout le monde s’exprime et s’écoute dans un respect mutuel.

L’aventure dure plusieurs saisons avec à son apogée l’enregistrement de l’album Anacrouse Allstars et un concert au Moulin de la Bièvre.

Le concert des élèves au Moulin de la Bièvre

En 2016, après un concert avec Unplugged Toaster, STØ se sépare et, un nouveau mélange d’ingrédients donne naissance à TeddyBeer. La suite de l’histoire, vous la connaissez ! Le groupe enchaîne les concerts et stabilise sa formation avec l’arrivée en 2017 de Guillaume, notre troisième batteur Toulousain, suivi en 2018 par Nicolas et Alain.

À quelques infidélités près, le groupe répète tous les vendredis au Studio qui fait l’unanimité des membres par son humanité.

Alors pourquoi la fin d’une ère ? Car ce terreau fertile qu’est Anacrouse a vécu hier sa dernière répétition. L’association se recentre désormais sur les cours de musique, activité qui fait le bonheur de plusieurs générations d’élèves. Le plus fidèle vient depuis 2002 !!!

C’est donc avec émotion que TeddyBeer a balancé hier un dernier Back in Black. Le groupe ne s’arrête pas pour autant et est même en train d’élargir son répertoire pour les futurs concerts. En revanche c’est une page de l’histoire du groupe qui s’achève !

Il y a fort à parier que vous trouverez TeddyBeer errant dans les studios de la région parisienne à la recherche d’un nouveau squat, car ça va être dur de retrouver un studio avec la même âme…

Merci Arnaud.

100 likes !

TeddyBeer a franchi un beau palier en ce 1er juillet 2019 : celui des 100 likes Facebook.

100 likes, c’est rien et en même temps c’est beaucoup !

Le groupe est assez jeune, avec seulement 2 ans d’existence et a survécu au changement de presque tous ses membres originels. Mais l’esprit rock est toujours là, la mayo tient, vous adorez ça, et vous nous le rendez bien !

Un petit pas pour l’homme, mais un pas de géant dans l’histoire du rock !

Louis Armstrong, après l’annonce du 100ème « Like »

On rentre dans la période estivale, où les membres jouent aux oiseaux migrateurs, et où les répètes prennent un petit coup dans la régularité. Mais on est gonflés à bloc depuis votre accueil au Cavern et plus récemment au Café Pierre ! Un public qui crie, qui saute et qui pogotte, ça fait franchement du bien à voir !

Des pogos sur Killing in the Name !

Donc allez, à la rentrée on espère vous annoncer quelques belles surprises et – qui sait – atteindre les 200 likes 🙂 On compte sur vous, pour inciter vos amis à nous aider avec ce petit coup de pouce qui change tout !

21 juin, un concert du tonnerre

Le beau temps était au rendez-vous et pourtant le tonnerre a grondé : on espère sincèrement que vous n’avez pas raté ça !

  • 18h la pression monte. La batterie s’installe, les derniers branchements se font sur la table, puis RollerCoaster initie les balances.
  • 19h le « bar d’à côté » passe une playlist directement inspirée de la setlist de TeddyBeer : le meilleur du rock des années 80. 90% des chansons diffusées sont dans notre set de ce soir, ou on déjà été jouées par le groupe.
  • 20h, c’est parti ! Le groupe claque les premiers accords et toutes les oreilles se tournent vers le Café Pierre.  La première setlist sent chaud le rock, avec du Nirvana, du Guns’n Roses, du Green Day, mais conserve des nuances de blues avec du ZZ Top et même du B. B. King… mais avec plus de saturation 🙂 !
20h, c’est parti !
  • 21h, RollerCoaster vient poser quelques reprises qu’ils se sont pleinement appropriées. C’est rock, et pourtant ça joue du Britney et du Livre de la Jungle ! Hot Stuff met littéralement le feu à quelques dames qui écoutaient jusqu’à présent d’une oreille curieuse. On passe alors aux compos, avec ce mélange d’ambiance propre au groupe. Le public est attentif, certains découvrent, d’autres chantent les paroles.
  • 22h15, TeddyBeer revient en lançant un AC/DC qui fait littéralement crier le public. Ils veulent de l’énergie ? Ils sont servis.
  • 23h00, la fin du dernier set s’approche. Un bout du public pogotte sur Killin’ in the Name pendant que le reste s’époumone « Fuck you I won’t do what you tell me ! ». Ils en redemandent, ils sont chauds !
Pogos sur Killin’ in the Name
  • 23h15, ça y est, Teddy pose les guitares. Mais il n’y a pas moyen, le public ne les laissera pas partir ! « Une autre, une autre ! » Quelques regards et quelques chuchotements entre les membres : il ne se laissent pas prier longtemps et annoncent l’Homme Pressé. Diane, une spectatrice sortie de nulle part, s’excite à l’annonce de la chanson et lance un « celle-là je peux même te la chanter ». Chiche ? C’est parti, Diane rejoint TeddyBeer en guest et se lance dans une interprétation rock et lyrique du titre de Noir Désir, avec une énergie d’enfer et des variations de folie. Le public est en feu, djib est ébahi : la fête de la musique c’est vraiment le théâtre de rencontres fantastiques !
Ambiance folle en fin de concert !
  • 23h30, après encore trois rappels, Teddy raccroche définitivement ses instruments. Quelques spectateurs viennent échanger des encouragements sympathiques, demander le lien de notre Facebook, ou poser des questions pointues sur le matériel utilisé. On range les instruments, décroche les caméras, puis on se prend une dernière petite bière bien méritée. Encore une bien belle date qui se termine ! Merci.