Présentation des membres : Antoine, bassiste

Né en 1982 dans les contrées hostiles de la Savoie, Antoine a d’abord été biberonné au reblochon de contrebande et bercé par les douces saturations de la platine vinyle paternelle. Pourtant, malgré cet héritage rock évident, l’initiation musicale de sa jeunesse prend une tournure d’une violence inouïe lorsqu’on lui impose l’instrument le plus extrême et brutal du marché : la flûte traversière. Personne sain d’esprit et d’oreille ne pourrait choisir un tel instrument. Ce traumatisme psychologique majeur le poussera très vite à chercher refuge dans les bras d’une douce et belle guitare, qui, elle, ne le lâchera plus jamais. L’amour, ça ne s’explique pas, Cabrel l’explique très bien !

Atteint d’une schizophrénie musicale aiguë, Antoine s’avère incapable de choisir un camp. Il navigue frénétiquement entre la rudesse du Métal, les masturbations rythmiques du Rock Prog, le snobisme du Jazz et la sueur du Flamenco. Ne sachant que faire de cette indécision chronique, il opte pour la seule voie logique (et bien planquée) : s’ériger en juge. Il passera ainsi 10 ans de sa vie comme journaliste pour le webzine Métal Éternel, critiquant allègrement ceux qui, eux, ont réussi à choisir un style. Cet expérience est l’une des trois raisons majeures qui ont poussé l’adoption d’Antoine par TeddyBeer: c’est un mec d’une culture musicale sans précédent, peut-être le seul individu de Paname capable de rivaliser avec Alain dans l’art du ce-groove-me-rappelle-la-partie-rythmique-de-[insérer-un-artiste-inconnu]-sur-la-face-B-de-[insérer-un-album-inconnu]. Au moins, ils se comprennent…

Taylor mini, baby!

Comme tout Savoyard stéréotypé qui se respecte, quand il ne fait pas saigner des tympans, il s’inflige des souffrances physiques en extérieur. On peut le voir s’asphyxier dans les cols alpins sur son vélo de route, ou s’accrocher par l’ongle de l’index sur les falaises surplombant le lac du Bourget. L’altitude et le manque d’oxygène répétés expliquent sans doute ses choix de vie récents… qui ont tourné à l’avantage de votre ourson favori ! En effet, après avoir écumé les manches des six cordes, Antoine a décidé de rejoindre TeddyBeer en tant que… bassiste. Son excuse officielle ? « Pour le plaisir de la découverte d’un nouvel instrument ». Traduction technique : il voulait un manche avec moins de cordes pour pouvoir tenir sa pinte de l’autre main pendant les refrains. Moi j’ai une petite théorie : je pense qu’il cherche à cacher un petit complexe de taille, car passer d’une Taylor mini à une basse Ibanez, c’est une transformation plus violente que la puberté ! Bref, Antoine parle de bière, et joue de basse mieux que la majorité des bassistes de cette planète (traduction : il connaît d’autres notes que la fondamentale et la quinte !)… bref, c’est la deuxième des trois raisons majeures qui ont poussé l’adoption d’Antoine par TeddyBeer.

Pour équilibrer son hyperactivité anormale, Antoine s’est aménagé un sas de décompression. Loin du vacarme des amplis, il se mue en maître zen, adepte de la méditation dans son jardin. Son activité favorite consiste à y fixer ses érables japonais pendant des heures pour en admirer « la symétrie et l’art du mouvement ». Bon, on a fait comme si on avait pas entendu cette phrase, car la zen attitude, pour des mecs 100% rock, 100% cover, 100% badass… ben ça le fait pas trop. Mais on allait pas faire la fine bouche, les perles rares sont bien trop rares. Et puis même s’il est bizarre avec ses rituels, Antoine c’est un mec trop cool, et c’est ÇA la troisième des trois raisons majeures qui ont poussé l’adoption d’Antoine par TeddyBeer.

Avant de brancher son jack et d’envoyer un parpaing de basses, Antoine aime à résumer sobrement : « La perfection est dans la feuille ». Le groupe n’a toujours pas défini s’il parlait de botanique ou de papier à rouler, mais tant qu’il joue dans le tempo, aucune investigation supplémentaire ne sera menée.

À bientôt sous les projos !

C’est pas la taille du manche qui compte… mais quand même…

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